De nos jours tout est plus facile. On allume son ordinateur, on ouvre son navigateur internet et en quelques clics on trouve chansons, clips, photos, biographies. Il y a quelques années il en était tout autrement. Laissez moi vous raconter comment nous faisions avant lorsqu’il fallait des mois de recherche pour se procurer un simple CD et où l’on apprenait la séparation d’un groupe des mois plus tard.
J’ai découvert la musique japonaise par le biais des dessins animés en 1990. A l’époque j’écoutais une radio pour enfant qui s’appelait Superloustic. A l’époque c’était vraiment une chance de pouvoir capter cette radio. On pouvait y écouter des génériques français, italien, espagnol, mais surtout japonais ! Avec La Grande Parade des TV Toons, on s’informait et découvrait tout un univers totalement délaissés par les médias. Mais hélas elle cessa d’émettre en 1992, car les annonceurs ne sont pas au rendez-vous. Et pour cause, Médiamétrie ne sonde pas les moins de 15 ans qui sont pourtant l’essentiel des auditeurs de la radio.
Je n’ai connu le visual kei que beaucoup plus tard, en 1995. Au début j’avais beaucoup de mal à trouver articles sur le sujet. Le magazine Tsunami, créé par Tonkam, ou quelques rares fanzines publiaient des articles musicaux. Il n’était pas rare d’écouter un groupe sans connaître ni le look, ni leur visage. A l’époque peu de gens ont internet, on se copie des K7 audio, pour les vidéos c’est plus dur ; le transcodage NTSC, PAL et SECAM donnant lieu à des prises de tête autre qu’un simple codec à télécharger… Souvenez-vous lorsque nous regardions nos vidéos en noir et blanc… Il fallait bien souvent s’acheter une télé et un magnétoscope NTSC bien plus cher que du matériel standard.
Pour acheter sa dose de CD, il fallait être rusé comme un ninja, avoir un petit grain de folie et un porte monnaie bien fourni. Mes premiers CD m’ont coûté une fortune, pas loin de 300F l’unité (environ 45€), je ne vous parle même pas des vidéos K7 que nous ne faisions que regarder dans les vitrines pour la plupart… On trouvait ces petites merveilles à Junku, Tonkam Bastille, puis à Tonkam Monge… Chez ce dernier, il fallait ruser, et connaître le vendeur qui, lorsqu’il y avait un arrivage de CD, pouvait vous en mettre un de côté… Pour acheter tous les albums d’un seul artiste, il fallait parfois chercher pendant des mois.
Il existait des magasins de VPC, comme par exemple One Way. Mais il fallait être patient ! Les commandes mettaient souvent 1 mois à arriver et tout les articles de leur listing n’étaient pas toujours disponible.
Pour s’informer ce n’était pas toujours évident. Un jour j’apprends la sortie d’un nouveau fanzine entièrement consacré au visual kei : Visual rock.
Visual rock – 1re génération (Association Visual rock) de 1997 à 1998
On pouvait même s’inscrire à l’association. Comme cadeau de bienvenue, ils envoyaient une K7 audio d’une heure avec des tas de groupes comme L’arc~en~Ciel, Shazna, Kuroyume, Malice Mizer, LUNA SEA ou encore ROUAGE. Ils publiaient des dessins, pour ma part j’en avais envoyé de Shazna et J (LUNA SEA). Je fais connaissance avec les rédacteurs lors de la convention de l’EPITA 1997 où ils ont un stand. Ils partagent une télé avec le stand d’à côté où ils diffusent des concerts et des apparitions télé comme L’arc ou X JAPAN. C’est à cette époque que j’écris mon premier article pour eux, une chronique de l’album solo de Chisato (Penicilin).
A l’époque, une information, même importante, pouvait mettre des mois à être diffusée et connue par les fans. La rédaction du fanzine vient d’apprendre que le groupe X JAPAN se sépare. Afin d’informer le plus grand nombre il tire un petit bulletin d’information et le dépose dans les grandes boutiques spécialisées dans l’animation japonaise de la capitale comme Tonkam.
Ils organisent diverses soirées donc une première est une nuit visual kei, en mars 1998, avec un cosplay, un karaoké improvisé et de la musique toute la nuit. Ils organisent une seconde nuit visual kei avec le visionnage de clips de visual kei lors de la nocturne de l’EPITA en 1998, c’était la nuit du 2 au 3 mai 1998… C’est là que nous apprenons la mort de hide. Le numéro 4 devait être un numéro spécial sur hide justement, apprenant la triste nouvelle, la rédaction accélère la publication.
Visual rock - 2e génération (Association Tsuki) de 1998 à 2000
L’association Tsuki reprend le fanzine, mais divers différends me font quitter le bateau après avoir publié un article fleuve sur le groupe ROUAGE. L’équipe continue de son côté à publier quelques numéros avant d’arrêter définitivement.
Prototype- De 1999 à 2002
A cette époque je suis lycéenne et je prépare un Bac pro de production graphique à savoir de la PAO (publication assistée par ordinateur). Bref, Photoshop et Xpress sont mes amis, je décide donc d’en profiter ! Le numéro 2,5 sera même le thème de mon stage en entreprise.
En décembre 1998 je quitte Visual Rock pour lancer mon propre fanzine avec des ami(e)s. Et comme nous partons pour la première fois au Japon à ce moment là, nous rapportons de la matière pour un tas d’articles.
Le premier numéro, tout en noir et blanc, du PROTOTYPE sort en mars 1999 au prix de 15F. Live report, Chroniques interviews et découvertes de toutes sortes sont au rendez-vous. Tiré à 80 exemplaires il sera très vite épuisé. Par la suite, la couverture est en couleur et je double le tirage. C’est au total 14 numéros qui voient le jour, dont un spécial LUNA SEA.
Nous serons de toutes les conventions parisiennes pour faire découvrir cette musique qui nous plait tant ! Notre Radio et/ou notre télé sur le stand pour faire découvrir le visual kei aux visiteurs… Nous serons même partenaire avec Japan Expo pour le premier stand Jmusic de la convention. Nous obtenons même des interviews et des dessins d’artistes comme Kagrra, Vasalla, Baiser, the piass, L’Dear, Raphael, Syndrome etc.
Nous sommes aussi de la partie lors des concerts de copy band s’inspirant de groupes japonais… Hé oui, à l’époque les concerts de groupes japonais en France sont encore du domaine du rêve !
Et nous sommes les premiers a réaliser des articles sur la mode japonaise et plus particulièrement les gothic lolita.
L’association Nihonjin cafe (et leur site JapanMusic) nous aide à populariser notre fanzine sur le net. Par la suite j’ouvrirais mon propre site « raison d’être » où je commence à diffuser des news quotidiennement. La fusion des deux donnera naissance à JrockFrance en 2001. Nous abandonnons définitivement le support papier pour nous concentrer uniquement sur le web et JrockFrance, qui deviendra JaME quelques années plus tard.
Tout était différent, mais la passion était la même. J’espère que cet article aura fait ressurgir des souvenirs aux plus anciens, et qu’il aura fait découvrir aux plus jeunes la chance qu’ils ont de nos jours !




Voila un article qui montre réellement comment tu t’es investie dans ce milieu , et comme tu fais partie des pionners de la jmusic en france
Je remarque aussi que le fait de vivre à Paris était bcp plus simple que les provinciaux !
Heureusement le cartoonist était la ! ahh l’époque de jpopfrance et jrockfrance ! ca me manque presque tiens !
Merci pour cet article !
De rien ^^
Oui, c’est clair en province c’était pire. J’en connais qui faisait des raids dans les boutiques XD
Dire que j’ai connu cette époque là ^^;;;;;
J’ai assisté à tout ça, en hurlant déjà au scandale que le VK soit si bien représenté par rapport au reste de la production musicale, depuis le petit v-stuff naissant, qui à l’époque devait s’appeler vdv-stuff d’ailleurs. Pis j’ai rejoint Nihon-fr début 2002 à l’invitation de Kervala, alors même que Reyep s’en allait !
Merci pour le coup de vieux T_T
Oooh Tanja ! Merci de nous rappeler tous ces souvenirs !!! C’est vrai que quand j’y repense, c’était tellement difficile avant internet, et même aux débuts d’internet, c’était un enfer de récupérer une simple image ! Mais à l’époque, j’avais beaucoup plus de liens avec les gens, puisqu’il fallait socialiser pour avoir quoique ce soit. Je regrette presque cette époque. Je suis fière d’avoir appartenu à cette génération de fans qui auraient fait tout pour une page de magazine avec une photo de mon groupe favori.
Ohlala, non mais c’est sûr qu’aujourd’hui, en un clic on peut trouver tout ce qu’on veut, et tout est différent. Et puis le Japon paraît beaucoup plus accessible à tout le monde.
(Et quand même, j’ai adoré l’époque des copy bands. On s’amusait trop !
Et ça m’a permis de connaître plein de gens !)
Que de souvenirs… Le meilleur plan c’était encore de confier quelques deniers aux chanceux qui avaient la chance d’aller au Japon… Quand je raconte aujourd’hui qu’on achetait à l’aveugle des CDs à 300 balles qui mettaient des semaines à arriver pour finalement avoir des albums très moyens… On faisait bonne figure quand on était déçu et puis quoi, on devait être deux cent en France à écouter ça, alors si ça sortait du lot, c’était forcément bon !
J’ai un peu lâché l’affaire, et pour faire ma propre musique j’ai un peu ralenti sur l’écoute de celle des autres. Les groupes que j’aimais ont disparu, les nouveaux groupes n’ont fait à mes yeux que tenter de ressembler à ce qui se faisait avant, quant ils ne copiaient pas ouvertement des pauvres groupes de néo occidentaux… Mais parfois se glisse dans mes écouteurs les X, Luna Sea ou l’Arc en Ciel de la première heure (je me suis même refait un Shazna, une fois, mais juste une fois parce que quand même)…
Et ça fait du bien.
J’ai encore mes exemplaires de Prototype soigneusement rangés avec tous les fanzines dans lesquels j’ai pu écrire, je me souviens de très bons moments passés dans la péniche d’Eve… Mais bon, on ne peut pas être et avoir été, c’est vrai qu’aujourd’hui tout est plus facile grâce à Internet… Merci pour cet article qui m’a offert mes cinq minutes de nostalgie de la journée !
Je me souviens de t’avoir connue sur IRC ^___^
(comment ça rien à voir ?!)
C’est avec une grande nostalgie (que je ne devrais pas avoir) que je lis ça. Je dis « que je ne devrais pas avoir » car je suis qu’un sale jeunot qu’est arrivé sur le tard…
) mais… J’aurais aimé connaître cette période. Ca devait être autrement passionnant qu’aujourd’hui !
Aux alentours de 2003 pour ma part… Donc quand je lis tout ça, c’est presque avec une certaine « envie » … Peut-être que ça paraît stupide mais, déjà en 2003 c’était pas toujours très très simple d’avoir tout ce qu’on voulait (attention, je mets pas du tout en parallèle avec ta situation qui était bien pire avant !
Merci pour ce petit article, très intéressant à lire ! On situe mieux certaines choses et… Je n’étais pas du tout au courant pour ces magazines/fanzines sur le visual !
Bref, t’as assuré tout ce temps Tanja !
que de souvenirs effectivement!!
Donc moi c’est pareil, années 90 pour la découverte et le galère puisque je suis de province justement!!!
et encore, j’étais un chanceux puisque j’avais la possibilité d’aller à Lille et je connaissais des amis étudiant le japonais et faisant des voyages là bas….
j’avais déjà eu l’occasion d’évoquer les vidéos transcodées en noir et blanc… quand on y repense!
et pour se procurer les cds, effectivement quelle galère!
regardez moi cette vieille pub pour tonkam monge (mars 99) avec les prix en francs… punaise!!!
http://kyussqotsa.com/perso/wp-content/uploads/2010/07/DSC00561.jpg
moi il m’arrivait de commander à la fnac de Lille mais quelle galère. des prix de dingues et souvent, très très souvent le « non on peut pas vous l’avoir votre disque »
Moi c’était vers 2000/2001 j’écoutais des extraits via le lecteur media player et sa partie barre de recherche, ça m’a permis de découvrir des groupes comme Glay ect…
Puis vers 2001/2002 il y avait un site project je ne sais plus comment qui proposer un mp3 de plusieurs groupes comme Dir en grey, The yellow monkey…
Je me rappelle avoir acheter mon premier cd de jmusic, Crescent de Gackt dans une boutique style konci/Tonkam pour 45€ >.<
C'est sur que maintenant c'est beaucoup plus facile!
Dans le même style:
http://www.toysnus.fr/2009/03/ranma-kids.html
Même parcours, sauf que j’ai vécu ma passion seul de mon côté pendant des années parce que mes premiers contacts avec des fans au Cartoonist de Toulon ont pas été géniaux… Ces connards avaient tous des CD mais refusaient de me dire où ils se les procuraient. J’ai dû attendre 97 pour pouvoir me payer mon premier vrai CD… chinois qui m’avait coûté 200F ! Et en plus, c’était un truc d’occasion… Bref, le bon gros puceau qui aurait monté n’importe quoi, du moment qu’il pouvait enfin tirer sa crampe !
Et pour les infos, c’est tout à fait ça ! La première fois que j’ai eu le net fin 99, j’au appris que le batteur de Malice Mizer était mort, et je pensais que c’était un fake car j’avais vu un reportage à la télé sur les fausses rumeurs sur le net… Y’a que la mort de Hide que j’ai apprise « en direct » à la télé sur canal, et qui était passée au zapping ensuite (oui déjà à l’époque, la mort de Hide faisait rire les français).
Shito : désolée lol
SuuAnda : c’est vrai que les relations avec les fans étaient différentes. Avant d’avoir internet, j’avais une vingtaine de correspondants (japon, France, Belgique) !! C’était pas rien à gérer XD !! Je passais des heures à écrire… C’était différent de Facebook :p
Pierre-Yves : heeee ouaiiis c’est vrai que lorsqu’on regarde en arrière ça donne le vertige. Une chose est sûr tu reste le meilleur rédacteur que j’ai eu
Mais honte à moi je n’ai pas encore écouté Piwaï :/
Shinkibo : clair que les tarifs maintenant sont quand même plus raisonnable…
Rokku-san : je suis nostalgique, mais pour rien au monde je voudrais retourner à cette époque et ces galères de prix et de fournisseurs XD !!!!
SM : halala oui c’était pareil pour le manga… Sauf que j’ai assez peu squatté Tonkam Bastille, j’ai plus squatté Tonkam Monge entre 98 et 99.
Sxl : t’a comparaison m’a beaucoup fait rire XD
Pour ma part ce qui me manque par rapport à cette époque lointaine, c’est la famille que nous formions tous; ces nuits passées à danser, à chanter tous ensembles, à partager notre passion pour tous ces artistes dont nous ne savons pas grand chose, alors qu’aujourd’hui, à peine si on se salue…
J’en profite pour saluer tous les anciens, Piwaï quelle joie d’avoir de tes nouvelles !!!!
Allez bisous à tous les fans de J music et pas qu’aux seuls fans J’s Music (jeu de mot) ^^^,
Et vive l’avenir !!!!
Je suis un tout jeune(Vague Nightmare/Dio),mais s’vrai que sa a pas mal changé,quand on voit la galére pour chopper des cd alors que maintenant,a la fnac Chatelet ou Champs-élysée,on trouve maintenant un rayon dédié a la j-music.
D’un coté,cela enléve le coté séctaire. D’un autre,sa nous éloigne. Je trouve cela dommage. Sa me manque de rencontrer un fan de visu aléatoirement et faire connaissance x)
On a l’impression en lisant ces lignes que vous avez tous 70 ans xD
Blague à part, on se rend compte comme tout à changer assez vite n’empêche!
On met la main sur un CD le jour de sa sortie, on apprends les dernières blagues de YOSHIKI le jour même, etc… Quelle joie!
Ca devait être quelque chose! Il y avait l’air d’y avoir un certain côté… AVENTURE!!!
Ouais ou galère sinon…
( note à part: Tanja, je viens juste de comprendre il y a trois jours que t’avais quitté JaME et que t’avais crée Doko ^^’ Oh mon Dieu moi aussi je suis retourné en 1998 avec les infos en décalages :O )
Wow, les nicks qui ressortent du passé! Ca me rappelle #visualkei et #jrock-fr…
Sadistiic-Nakano : lol Un côté aventure, ça c’est vrai, et comme disait Pierre-Yves on achetait à l’aveuglette !! o_O !! L’exemple le plus parlant pour moi c’était Plastic tree, j’avais vu leurs têtes dans le Fool’s mate et j’ai commandé leur dernier CD sans même savoir quel genre ils faisaient… J’oserais plus maintenant, j’irais écouter sur leur myspace ou sur Youtube pour me faire une idée… Après, les galères dû aux achats (prix etc.) ne me manque pas :3
Ogami : hehe c’était quelque chose IRC aussi lol
Perso, ça a dû commencer vers 92-93, avec le clip X de Clamp, ou l’excellent album Image de Luna Sea…difficile de m’en souvenir, j’écoutais aussi beaucoup d’albums pop\rock tirés d’animes (et un peu n’importe quoi parfois…gagaball) , comme TO-Y original image album (y’a du PSY-S), Zetsuaï 1989 (Bronze Endmax…).
Tout s’est enchaîner normalement jusque vers les années ~2000 (mort de Hide passée par là), certains groupes comme Penicillin, et malgré des débuts prometteurs, tournèrent court (même bien avant en fait), plusieurs groupes cultes prirent fin (à l’époque) comme X-Japan (pas très fan ceci dit), Luna Sea, Rouage, Kuroyume, Malice Mizer, Velvet Eden (et bien d’autres moins connus comme Vasara…).
Par la suite, alors que j’étais habitué à écouter des compositions plaisantes de groupe indies (beaucoup) ou major (je m’étais fait une compile de Buck-Tick assez excellente grâce à un client p2p totalement archaïque sur fond noir), un clash musical se fît sentir avec les nouveaux venus (rien qui ne suscite ne serait-ce qu’un dixième de l’intérêt de groupes de secondes zones mais parfois génial comme Mirage, Je reviens, Eliphas Levi, Lavender, LA VALLIÉRE, DAS:VASSER, L’yse:nore, Deflower…entre autres) à de très, très rares exceptions près (pas forcément du Visual Key d’ailleurs, j’avais franchi le cap du Visual avec The Mad Capsule Markets ou Cocobat notamment) comme les débuts de Moi Dix Mois, The Novembers, Soundhead, D’espairsRay…(dans les débuts seulement…même Dir en Grey Fin 90, 1er album major et indies étaient bon, mais après….).
Bref, alors que là j’écoute la presque mélancolique I.E.S.P ainsi qu’une autre piste dont je ne connais pas le nom de l’album pop Différent View (Psy-s, 1985) j’attends toujours le Reboot de Luna Sea, bientôt un single? ça manque quand même un peu là, un groupe de ce style, sans vouloir insulter les goûts de personne.