MTH au Bataclan

18 juin 2011 après avoir enflammé la scène du Hellfest le jour précédent, Maximum the hormone fout le feu au Bataclan. Et c’est peu dire quand on pense à la chaleur qu’il a fait dans la salle. Les murs et les sols ont transpiré autant que les fans dans la fosse.

Mais commençons par le commencement. Déjà dans la file d’attente devant la salle le public est chaud et réagit au quart de tour quand la caméra se tourne vers eux. A priori nous devrions avoir droit à une vidéo de leur tournée, et ça ça fait plaisir.

La première partie, Tagada Jones fait passer le temps. Mais le son est si mauvais qu’on ne comprend même pas les paroles qui sont pourtant en français. C’est un peu répétitif, mais la fosse bouge tout de même et s’échauffe avant l’arrivée de notre quatuor tant attendu.

Maximum the hormone arrive sur une petite musique d’intro et là c’est le chaos. Le groupe plonge directement dans le vif du sujet et le public se lance dans la bataille avec autant de force que possible. Le concert débute sur F et donne le ton. Ça sera violent et très chaud ! Ils enchainent sur Maximum the hormone, le public est déjà chauffé à blanc. Daisuke, le chanteur, saute même dans le public dès la fin de ce titre ! Il est porté par ce dernier et ramené sur scène par le vigile.
Le concert vient à peine de commencer qu’on est déjà tous en sueur. A plusieurs reprise Nao nous dira en français dans le texte qu’il fait chaud, un peu plus tard elle nous dira aussi : Je ne parle pas français but Je t’aime. Daisuke lui nous dira qu’on pu. Il dira : Je pu, puis désignant le public tu pu. Grand moment !

Ils s’accordent quelques pauses en tentant de communiquer avec nous, nous parlant français un peu, mais aussi anglais et japonais. Nao nous explique aussi qu’il y a une urne à l’entrée pour laisser de l’argent pour les sinistrés du grand tremblement de terre de mars dernier. Et heureusement qu’elles étaient là ces pauses, car même le public semble être écraser par la chaleur et l’énergie du groupe. L’utilité des serviettes et des éventails vendus sur le stand des goodies prennent vite un sens.

Pour les titres phares comme Zetsubou Billy ou What’s up people, c’est l’enfer. La fosse pogote, certains tentent même le slam (vite renvoyé à l’envoyer par le vigile), quand d’autres headbangue à se rompre le cou.

Pourtant ils ne fléchissent pas. Sur Koi no sweet kuso meriken chacun balance les bras de droite à gauche en rythme avec Daisuke qui nous montre l’exemple. Nao nous expliquera aussi une petite chorégraphie, reprise avec plaisir par le public pourtant bien plus masculin qu’à l’habitude.

Le temps passe vite et déjà Koi no Mega Lover clôture cette première partie de concert. Pour les encore le MTH ne fera qu’un seul rappel. C’est dommage, mais le public était déjà allé au delà de ses limites.
Baguette, bouteilles, et autres objets sont envoyés dans le public alors que les membres disent au revoir au Bataclan.

On pourrait chipoter et regretter l’absence de my girl et de Chuu chuu lovely muni muni. Mais, mais, mais c’était tout de même un concert dantesque avec une setlist fabuleuse, un public qui s’est lâché, et des musiciens qui ont tout donné !

Dimanche il fallait en être et ne pas le rater car il restera dans les annales comme l’un des plus bouillant qu’est connu les fans de musique japonaise dans l’hexagone.

Setlist :
Intro
F
Maximum The Hormone
Rockimpo Goroshi
Tsume Tsume Tsume
Shimi
Zetsubou Billy
Rock Bankuwarase
Koi no sweet kuso meriken
What’s up people
Minoreba Rock
Koi no Mega Lover

-Encore-
Nigire Tsutsu

Photos : Tenshi et Tanja

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