Dir en grey au Divan du monde

Dir en grey au festival de Wacken en Allemagne

C’est sans conviction aucune que je suis allée au concert de Dir en grey le 9 août. Loin d’être fan de leur dernier album, j’avais malgré tout beaucoup envie de les revoir. Avec une capacité de 500 personnes, la salle pu afficher complet en quelques minutes.

Devant la salle les fans attendent depuis des heures, certains auront même le privilège d’être parmi les VIP à se prendre en photo avec le groupe et obtenir des autographes.

Vers 19h les portes s’ouvrent, après la fouille des sacs nous arrivons dans la petite salle. C’est minuscule et déjà surpeuplé… Le stand des goodies avec des T shirt, le dernier album et des posters ne croule pas sous la demande. Je me prends un T shirt souvenir.

Nous allons voir au premier étage s’il y a moyen de s’incruster, mais hormis le 1er rang on ne voit rien. Nous repartons vers le stand de goodies espérant pouvoir nous installer sur la marche pour y voir plus clair. Mais c’était sans compter sur le staff qui ne l’entendait pas de cette oreille.

Le groupe est en retard. Mais aux premières notes de musique le public se déchaine ! Je ne profite pas hélas d’Hageshisa (…) et d’Obscure car je me prends légèrement la tête avec le staff au sujet de cette fameuse marche…
Je me retrouve contrainte à me poser au fond du fond de la salle pour espérer voir les têtes des musiciens. Je remercie Kyo qui a passé une grande partie de son concert perché sur les rehausseurs (ou ampli, je ne voyais pas d’où j’étais) ce qui m’a permis d’apprécier au moins son show.

Le concert commence bien, le public est chauffé à bloc. Je suis tellement refroidie par ma petite altercation que j’ai bien du mal à rentrer dans le concert. Surtout que le milieu du show est très monotone avec des titres bourrins qui se succèdent les uns après les autres.

Pourtant l’ambiance est là, le groupe est lui aussi au top de sa forme, certainement plus à son aise ici qu’il ne ne l’était au Zénith. Le son est tout bonnement génial là où je me trouve. J’entends parfaitement la voix de Kyo, je distingue bien les instruments. De ce côté là c’est un vrai bonheur !

Lors de RED SOIL le groupe est plongé dans une angoissante lumière rouge.

Comme Kyo et ses compagnons ne parlent pas avec nous (contrairement au Japon où ils sont plus bavards) et qu’il faut bien prendre quelques pauses. C’est Kyo qui meuble avec deux chansons à cappella l’un avec un chant diphonique proche des chants mongoles qu’il obtient à grand renfort de delay et de reverbe. En tous le cas j’adore, ça rend bien ! La seconde pause j’ai plus l’impression de me retrouvé sous un tipi ! Au moins y a de l’imagination, il coordonne tout ceci avec une gestuelle bien étudié. Un vrai régal.

DIFFERENT SENSE rend mieux en concert qu’en CD, c’est le cas de pas mal de chansons du groupe, dommage qu’à ce moment là du concert je sois gavé des cris de cochon qu’on égorge de Kyo. Die que je vois un peu est très souriant, parfois je vois Toshiya sauter et se déplacer sur mon côté. Kaoru lui ne bouge pas mais fera quelques chœurs. Shinya est égale à lui-même derrière sa batterie.

Et enfin arrive LA chanson que je souhaitais avoir par dessus tout : Zan ! Je fête cette année le 10e anniversaire du premier concert de Dir où je suis allée pour la toute première fois et malgré bien d’autres récidives je n’avais jamais eu le loisir d’entendre Zan en live ! J’headbangue comme une malade, enfin je retrouve le groupe que j’aime ! J’adore cette nouvelle version, Zan était vraiment faite pour coller au style du groupe actuel contrairement à  Hydra 666 et TSUMI TO KISEI (Tsumi to Batsu) dont je préfère toujours les versions originales.

Le groupe sort pour une pause bien mérité. Quand ils reviennent sur scène c’est pour jouer ain’t afraid to die, magnifique single sorti après Macabre. J’adore ce titre et bizarrement c’est mon premier concert au Budokan que je vois quand ils la chantent. J’ai le cœur serré. C’est émouvant, c’est beau et l’interprétation de Kyo est toujours aussi splendide.

Ils reprennent de la vigueur avec l’énergique REIKETSU NARISEBA et termine le set avec un autre titre qui a plutôt bien survécu au lifting : RASETSU KOKU. Là aussi je ne peux m’empêcher d’headbanguer rageusement.

Mais alors que je rentre à peine dans le feu du concert qu’il prend fin… Je ressors désorienté. Ai-je aimé le concert ou bien juste les souvenirs que j’ai de mes autres concerts d’eux avec les titres que j’aimais tant ? J’ai eu besoin d’une nuit de sommeil et d’une journée de repos pour repenser à tout ça.

Oui, ce concert a été énorme, oui ils ont balayé d’un revers de la main les précédents concerts en France, oui ils ont été exemplaires, mais non je n’aime pas les nouveaux titres.
Malgré tout j’y retournerais, rien que pour retrouver l’instant de quelques vieux titres le feu sacré que j’ai pour eux.

Une chose est sûre ils ont assuré à 100% et j’espère qu’ils reviendront prochainement ! L

Set list :
HAGESHISA TO, KONO MUNE NO NAKA DE KARAMITSUITA SHAKUNETSU NO YAMI
OBSCURE
LOTUS
RED SOIL
Agitated Screams of Maggots
« YOKUSOU NI DREAMBOX » ARUIWA SEIJUKU NO RINEN TO TSUMETAI AME
DECAYED CROW
INWARD SCREAM
HYDRA -666-
GAIKA, CHINMOKU GA NEMURU KORO
DOZING GREEN
TSUMI TO KISEI
INWARD SCREAM
DIFFERENT SENSE
AMON
-ZAN-

-Encore-
ain’t afraid to die
REIKETSU NARISEBA
RASETSUKOKU

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