Nightmare – SLEEPER

Les dernières sorties sont nombreuses, dans ce premier article je reviendrais sur la grosse déception de cette rentrée.

Nightmare – SLEEPER

Qu’est-ce qui différencie un maxi single de nightmare d’un autre ? La musique ? Les paroles ? Les pochettes ? Les titres ? Effectivement, tout ceci change d’un CD à l’autre, mais avec si peu de différences qu’à chaque nouvelle sortie la même réflexion s’impose à nous : c’est toujours la même rengaine.

Ils sont passé maître dans l’art du recyclage. Yomi se complait à chanter éternellement de la même manière, alors que l’ont sait avec Sendai Kamotsu qu’il est capable de moduler différemment sa voix. Les riffs, les solos, les refrains sont des copies conformes de ce qu’ils sortent depuis 7/8 ans… En ne connaissant pas les titres précédents du groupe, peut-être pourriez-vous aimer. Mais si vous avez déjà écouté leurs chansons, vous aurez un indubitablement une impression de déjà vu

Secrètement, j’espérais qu’ils n’étaient pas tombés dans le puits sans fond de la banalité de leur propre chef, mais que leur méchante maison de disques les obligeait – katana sous le menton – à simplifier leur musique pour toucher un maximum d’auditeur. A l’annonce de leur passage vers une nouvelle maison de disques, j’ai espéré un changement radical.
Mais après deux maxi singles aussi palpitants qu’un épisode de Derrick, le quintet nous prouve qu’ils n’ont tout simplement plus d’inspiration depuis fort, fort longtemps et que s’acharner à les écouter tend plus vers la pathologie masochiste qu’autre chose. Le titre était prémonitoire, SLEEPER endort son auditeur plus vite qu’une dose de somnifère…

Parfois, le deuxième, voire le troisième, titre tire son épingle du jeu et justifie à lui seul l’achat du CD, mais ici ce n’est pas le cas. Star Spangled Breaker est mortellement ennuyeuse avec un manque d’imagination tout aussi flagrante que sur SLEEPER.

Le dernier titre, Ailisu, un poil plus rapide avec une nappe de synthé entêtante aurait pu, mais elle s’enlise dans la banalité la plus affligeante.

Et je ne reviendrais pas sur les clips, support aussi plat et sans intérêt que les chansons… Quand je pense qu’on paie pour avoir ça, c’est tout de même le meilleur attrape couillons que les maisons de disques aient trouvé au Japon ! Depuis que les clips se sont multipliés ils n’ont jamais été aussi peu intéressants. La quantité est loin, très loin d’avoir apporté de la qualité à la Jmusic.

Alors oui, à l’Oricon ça marche, en concert aussi les salles se remplissent, mais à quel prix ? Réveillez vous les gars on s’emmerde !

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