Les dernières écoutes #3

J’ai tenté à plusieurs reprises de chroniquer des CD. Hors aucun ne m’a inspiré assez pour écrire. Ma page est restée depuis près de deux mois d’un blanc immaculé.

J’ai donc décidé de prendre le taureau par les cornes et d’écrire au fil de l’eau…

Dir en grey a pris son temps. Il aura fallu trois ans de gestation pour que le groupe sorte son 8e album studio : Dum Spiro Spero. Trois ans de tournées à travers le Japon et le reste du monde, trois ans à composer… Alors qu’en est-il ?
Tant que je respire, j’espère. Cette citation latine reflète assez bien ma situation face au quintet. Disons le tout de suite Dum Spiro Spero n’est pas l’album le plus facile d’accès qu’aura fait le groupe. Il faut du temps pour adhérer. Et je dois l’avouer, j’ai moi-même bien du mal. Il y a de bons titres. J’apprécie tout particulièrement The Blossoming Beelzebub, Diabolos ou encore Vanitas, puis le singles Hageshisa to (…). C’est lourd, violent, complexe, le chant truie qu’on égorge de Kyo étant ce qui a mon goût passe le plus mal.
C’est malgré tout un bon album qu’auront sans doute beaucoup de mal à appréhender les fans de la 1re heure.

Kuroyume nous a gratifiés d’un 2e maxi single avant leur tout nouvel album. Heavenly, même s’il ne révolutionne rien, il est plaisant à écouter. Ce groupe a toujours changé de style tout au long de sa carrière. Lorsque SADS a refait parler de lui, le groupe est revenu avec le son métal de leur meilleur album The rose god gave me. Son aux antipodes de la carrière solo de Kiyoharu. Beaucoup ont alors pensé, moi la première, que le duo aux sombres rêves allaient lui aussi revenir avec un le son punk et électrique de corkscrew. Grave erreur. Ils ont certes pris quelques riffs punk, mais ils sont restés bien plus soft qu’en 98.
Alors même si je ne saute pas au plafond à chaque écoute, j’aime beaucoup et Kuroyume reste une valeur sûre.

Aussi bizarre que cela puisse paraitre, the end of the day de YELLOW FRIED CHICKENz est un titre tout ce qu’il y a de plus sympathique ! J’aurais presque envie de dire qu’on se passerait bien du chant de Gackt pas assez rock à mon goût et laisser Jon aux commandes. C’est rock, c’est entrainant, le refrain reste bien en tête. Bref, c’est ce qu’il manquait au groupe, des chansons qui leurs sont propres ! Il ne reste plus qu’à faire un ou deux albums pour que les concerts ne soient pas le cul entre deux chaises, coincé entre la carrière de Gackt et celle des poulets frits.

MERRY n’a pas fait beaucoup parler de lui, leur dernier album Beautiful Freaks était certes fort sympathique mais n’avait pas l’envergure d’un nu chemical rhetoric ou d’un Gendai stoic. Dommage surtout qu’on avait pu découvrir l’album en avant-première sur USTREAM.

La suite un autre jour…

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