The GazettE : DIVISION

DIVISION le dernier album de The GazettE est arrivé le 29 août dans les bacs japonais et arrivera en octobre dans nos vertes contrées grâce à JPU records.

Je n’ai pas aimé NIL, DIM, pas plus que TOXIC. Perso ils ont commencé à déconner avec Cassis, une époque que  beaucoup de fans actuels n’ont même pas connu… Alors, j’en ai vu d’autres voyez-vous. En tant que fan de la première heure, j’espère toujours avoir une bonne surprise.
DIVISION est donc pour moi l’album de la dernière chance. J’avais tellement peur de l’écouter et de rompre définitivement avec le quintet, comme je l’ai fait avec tant d’autres, que j’ai mis plus de trois semaines avant d’oser y jeter une oreille.

Alors qu’en est-il ? DIVISION c’est avant tout un concept reflétant les paradoxes du groupe, une partie agressive et une autre définitivement plus pop. Certes l’album n’est pas ce qu’ils ont fait de mieux, mais il ont sauvé les meubles parce qu’ils ont fait ce qu’ils savent faire du the GazettE. Et cette fois ça marche alors que c’était totalement raté sur TOXIC. Après 10 ans d’une carrière bien remplie, il profite de ce concept album pour se concocter leur propre tribute. C’est mieux qu’une compile non ?

Le divorce ne sera donc pas pour demain. Chouette !

Les mélodies semblent plus travaillées, ou tout du moins moins plates et plus inspirées que sur le précédent opus. Ruki offre une bonne prestation. Sa voix est plus grave et posée qu’à ses débuts cependant il s’interdit désormais tout sursaut de folie. On reprochera aussi à l’arrangeur d’avoir totalement zappé Reita et de l’avoir confiné au rang de décoration à peine audible.

Attention The GazettE ne fait pas d’électro ! C’est pas parce qu’on va mettre deux beat, un peu de synthé et de l’auto-tune qu’on fait de l’électro. Depuis déjà quelques années, ils aiment rajouter quelques petites touches dans leurs orchestrations, mais ce sont des touches assez discrètes. Ils avaient été critiqués quand ils avaient introduit des touches R’n’B sur STACKED RUBBISH, mais ce n’est pas pour autant qu’ils étaient devenus un groupe de R’n’B.
The GazettE a toujours aimé fusionner des styles comme avec leur début et les inspirations jazzy de leurs débuts. Mais il est vrai qu’ils semblaient plus inspiré à cette époque.

J’avoue, sans honte, que la partie « bourrin » me donne furieusement envie d’aller m’éclater en concert comme j’ai pu le faire dans le passé. Les gros riffs de GABRIEL ON THE GALLOWS ou de DERANGEMENT font bouger mécaniquement mon cou et je me vois bien m’agiter dans tous les sens. En tous les cas elle me fait plus tripper que sur DIM et TOXIC c’est déjà un grand changement.

Et il y a de belles surprises comme Yoin une balade à fleur de peau emplie de tristesse ou Hedero un bon compromis entre metal et pop avec un refrain qu’on retient instantanément.
Je tenais aussi à souligner le très beau packaging de la version limitée, le soin apporté aux illustrations oniriques de l’album et aux dernières séances photos du groupe vraiment très réussies.

Vous l’aurez compris ce n’est pas ce qu’ils ont fait de mieux mais ils ont aussi retenu la leçon en ne refaisant pas le pré-digéré TOXIC. Cependant, je ne perds pas de vue que The GazettE est sur la corde raide. S’ils ont réussi cette fois à s’en sortir qu’en sera-t-il la prochaine fois ? N’ont-ils pas tout dit ? Leur maison de disques n’a-t-elle pas trop pressé le citron (un album par an pratiquement) ? Une pause ne serait-elle pas une bonne idée pour recharger les batteries et retrouver l’inspiration ?

Je vous invite à lire la très belle critique de ed47a sur Visualvice, mais aussi celle de Matthieu sur Ongakudojo.

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