Asian Kung-fu generation au Bataclan

Asian Kung-fu generation n’est pas à proprement parlé un groupe que je connais bien. C’est par le biais d’un générique d’animé que j’ai fait leur connaissance voilà quelques années de cela. Je n’ai pas pour autant eu le coup de foudre. Cependant, j’ai tout de même suivi leur carrière de loin. Les voir en France était une occasion unique de connaître l’essence même du groupe : la scène.

Ajikan est un quatuor bien plus engagé qu’il n’y paraît. Le chanteur nous explique durant la conférence de presse qu’il était conscient bien avant le drame du 11 mars 2011 des problèmes du nucléaire ou du recyclage des déchets. La pression du gouvernement et de la société pour ne pas en parler était telle qu’il a fallu attendre le drame de Fukushima pour que le groupe décide de briser le tabou. Il édite désormais un journal gratuit (The Future Times), qu’il finance eux-mêmes, pour parler de ces différents problèmes. Masafumi Gotō exprime des regrets sur cet engagement tardif qu’il aurait voulu antérieur à la catastrophe.

Je suis tellement habituée aux musiciens sans discours, ni idées que je n’aurais pas pensé (à tort) leur demander leurs avis sur cette épineuse question. Rien d’étonnant quand on sait que les artistes et mêmes les journalistes japonais ne peuvent pas réellement en parler. Il le dit lui-même : En ce qui nous concerne, on pense que c’est un devoir (d’en parler). En réalité, la plupart des célébrités, des chanteurs, des rock stars, des acteurs… les personnalités populaires ne parlent pas, ne disent rien à cause de la pression. Ces gens ne restent pas muets parce qu’ils ne pensent rien. Leur problème, ce sont les sponsors qui se retireraient.
Contrairement aux idées reçues le Japon n’est pas le pays des Bisounours.

C’est avec un œil neuf que je me suis rendue ensuite à leur concert. Ils bougent peu, mais restent expressif, heureux d’être là, malgré le mal de gorge du chanteur et le temps mitigé. Leur meilleur souvenirs de concert c’est lorsqu’ils ont fait la première partie du groupe anglais Oasis au Japon.

Le début du concert est plutôt calme Gotô ménage sa voix, il faudra attendre les 2/3 du concert pour que le rythme s’accélère avec des titres plus pêchus. Ils interprètent leurs meilleurs single comme Kimi to Iu Hana, Siren ou encore Blue train.

Les fans de déchaînent sur Haruka Kanata un des génériques du très célèbre animé Naruto. Je lui préfère la suivante, Rewrite, générique du non moins célèbre Full Metal Alchemist.

Gotô sera le seul a s’exprimer derrière le micro et ce en anglais, il a fait rire tout le monde en disant : Nous ne savons pas faire de Kung-fu, mais nous faisons de la bonne musique. Ça change desParis je t’aime !

Ils quittent la scène après Kimi to iu Hana pour une courte pause bien méritée. Ils reviennent vite avec deux titres Solanin et Anemone no saku haru ni. Puis nous font leurs adieux et sortent à nouveau de scène. Le public, qui ne s’attend pas à un rappel, commencent à sortir de la salle. Mais c’était sans compter une dernière surprise du groupe qui compte bien donner leur maximum aux fans avec un second rappel. Grosse surprise pour tout le monde !

Tout le monde revient vers la scène et c’est avec le single sortie en 2012, Soredewa, mata ashita, que le groupe tire définitivement sa révérence au Bataclan.

Set list
Magic Disk
Angou no Waltz
Siren
Re:Re:
N.G.S.
World World World
No Name
Night Diving
Gekkou
Jyuuni Shinhou no Yukei
Korogaru Iwa Kimini Asagafuru
Blue Train
Haruka Kanata
Rashinban
Loop & Loop
Rewrite
Kimi to iu Hana
Encore :
Solanin
Anemone No Saku Haru Ni
Encore 2 :
Soredewa, Mata Ashita

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