Noir fleurir

Noirfleurir
Noir Fleurir
était un groupe qui se démarquait du reste de la scène visual kei puisqu’il était inspiré par l’Espagne, autant musicalement que visuellement le tout saupoudré d’un univers gothic. Pourtant juste avant de se séparer, ils laissèrent tomber le maquillage et les robes, passant à un look casual, reflétant par-là les changements apportés à leur style musical, qui est passé d’un rock sombre mélangeant allègrement guitares ténébreuses, ambiances latinisantes, mystiques et voix caverneuses à une musique techno-industrial, qui pourrait être comparée à la carrière solo de Közi période Katharsis. Noir fleurir c’est un groupe à deux visages. Le premier c’était celui de la tendance gothic visual kei de la fin des années 90 et de l’autre un groupe électro caché sous la tonne de maquillage.

Tout commence en 1998, année qui voit naître un tout nouveau groupe répondant au nom de Deflower.

Le groupe se compose de cinq membres, Yasu au chant, Karen et Tomo aux guitares, Kengo à la basse et Sôshi à la batterie. Ils possèdent un visuel très sombre, rappelant le gothique élégant de Mana (Malice Mizer), ils ont un maquillage de plâtre, et rehaussent leurs yeux et leurs lèvres de noir. Ils sortent donc deux demo tape en moins de deux mois : Shinseru tane et Shinseru tsubomi.

Le groupe innove pour sa troisième demo innove car chaque membre devient chanteur, ce qui n’est pas forcément heureux…

noir-fleurir-kengo-big

C’est, lors d’un event au Club Citta’ (live house d’environ 900 place dans la banlieue de Tôkyô) en décembre 1998, que nous avons découvert Deflower. Nous étions du côté bassiste, à partir de là impossible de résister au charme et au charisme de Kengo. Ce jeune homme souriant, en jupette noire et se deplaçant par petits pas, nous attire. Lorsqu’il est à la basse il fait de petites flexions comme une poupée de boîte à musique et tout le monde dans le public l’imite. Nous tombons sous le charme, filles comme garçons ! Le frêle jeune homme fait les chœurs, sa voix est aiguë et très enfantine. Kengo est en quelque sorte la poupée de Deflower.

C’est en 1999 qu’ils décident de changer de nom, c’est aussi l’arrivée d’un nouveau chanteur. Ils se nomment désormais Noir fleurir et le nouvel élu Teru. Mais leur guitariste Tomo les quitte juste à ce moment-là. Le groupe doit pourtant se produire au grand concert Hold your Key en mai… Kengo demande donc à son grand ami de toujours Mast (guitariste du groupe Aliene Ma’riage) de les aider. On sent entre ces deux-là plus de complicité qu’ils en ont avec leur propre groupe !

Lors des concerts Mast continue à les aider tout en faisant ceux d’Aliene Ma’riage. Les deux compères ont d’ailleurs déjà fait plusieurs séance photos ensemble.

En janvier 2000 ils sortent leur premier album : Millenium ~kuroki hana no sennenki (le millénaire de Noir fleurir). Le principal compositeur est Karen. Ce jeune homme aime beaucoup l’Espagne. Il aime s’habiller avec de longues robes traditionnelles espagnoles et incorporer des rythmes de son folklore. Les « olé » sont courants ! C’est toujours le chanteur (Sei ou Teru) qui compose les paroles. Leur musique oscille entre un punk qui a rencontré du goth et qui se laisse aller vers les musiques du monde (en l’occurrence l’Espagne) et un heavy plus classique. Etrange donc, ces mélanges ne plairont pas à tout le monde, mais je pense que c’est surtout la voix très nasillarde (un peu canard le monsieur…) de Kengo qui fera peur… Mais que voulez-vous, sur scène il est si Kawaï !!!! C’est la figure emblématique de Noir fleurir.

Noir+fleurir

2000, une année où l’on voit peu le groupe en concert. Le 18 février seront offert deux CD. Tout d’abord Deflower un album regroupant toute leurs chansons venant des demo tape ; puis de Omocha no Misia un single.

Un double album, Kuroi hana no sennenki ~Shinshô~ est mis en vente le 26 mai. Le 26 juillet c’est au tour d’une K7 vidéo de clip de voir le jour. Pour être original ils ont encore repris leur titre phare : Omocha no Misia. Pour finir cette année en beauté le 22 décembre sort Celebration une vidéo à fuir très vite.

2001 sonnait déjà faux, mais la sortie le 23 février de For 10 years after confortait si il en avait besoin notre impression de changement de musique. L’ album est sensé refléter leur vraie musique… Là aussi la déception est grande. Quelques mois plus tard on apprend le trépas du groupe. Sans trop de regret on les laisse se séparer. Leur dernier live sort en vidéo, ainsi qu’un dernier album. A peine une larme pour Noir fleurir qui n’ont pas fait la musique qu’ils aimaient, qui n’ont fait que duper le public parce que le visual kei à l’époque ça marchait bien.

Ce fut la première fois, mais pas la dernière que je fus confronté à ce genre de vérité. Je n’osais cependant pas y croire à l’époque. 15 ans plus tard je sais que c’est courant même encore de nos jours.

Avec le temps j’ai fais mon deuil, mais je me demande vraiment comment j’ai pu écouter leur musique. J’ai beaucoup de mal à me replonger dedans, elle me fait plus mal aux oreilles qu’autre chose. C’est vrai que c’était un délire assez amusant, mais je ne sais pas si ça aurait pu continuer bien longtemps. Le fait de les avoir vu en concert lors de mon premier voyage m’a sans doute un peu aidé à les trouver extraordinaire. En tous les cas si j’ai pu aimer il ne fait plus parti de ma playlist depuis longtemps.

Concert

ticket

21 décembre 1998 – Kawasaki Club Citta’ – Oh ! YEAH ! SPECIAL

Discographie

-photos à rajouter plus tard-

DEMO TAPE
28.11.1998 Shiseru hana
24.10.1998 Shiseru tsubomi
26.09.1998 Shiseru tane

DSC_0586_

ALBUM
01.08.2001 Kuroiki hana no sennenki ~saishuu shou~
23.02.2001 FOR 10 YEARS AFTER
26.05.2000 Kuroiki hana no sennenki ~shin shou
18.02.2000 DEFLOWER

MINI-ALBUM
07.01.2000 Millenium ~kuroki hana no sennenki

SINGLE
18.08.2000 Omocha no Misha

-photos à rajouter plus tard-

VHS
10.09.2001 Kuroki hana no sennenki
22.12.2000 Celebration
26.07.2000 Omocha no Misha

About the Author